dimanche 16 mai 2010

Peristome: L'émission radiophonique

J'ai emprunté le titre de ce blog pour en faire celui d'une émission de bidouille sonore et de collage de samples qui me trottait dans l'envie depuis un moment.

Peristome est donc un programme radiophonique mensuelle avec à chaque fois une nouvelle question existentielle ET essentielle comme fil conducteur. Pour cette première: Qui est le plus gros salopard du monde ?


Je vous la propose sur le site de la CDO, il nous à couté assez cher, alors utilisez le !

Stage semaine 10 - du 5 au 11 avril

Cette semaine, mise en place d'un atelier d'éducation aux médias à Nantes, pour RAMDAM (voir de message: Stage semaine 2)

Cet atelier est mené par les CEMEA Pays de la Loire en partenariat avec Vlipp (web tv de l'association Dipp) et l'atelier des initiatives de Nantes.

La démarche: Mise en place d'un blog éphémère diffusé sur écran géant. Les contenus du blog sont crées par les jeunes participants selon les modalités de leur choix: la vidéo (tente équipé d'une caméra) le son (cabine d'enregistrement) la photo et le message texte. Les jeunes publient un message assorti du commentaire de leur choix.
De plus les jeunes étaient invités à répondre à un questionnaire censé renseigner sur leur "consommation" médiatique et culturelle.

Bilan:


Faible fréquentation: Le premier jour était consacré aux scolaires. Ceux ci, accompagnés et encadrés par les enseignants sont venus particper aux ateliers. Le lendemain, les jeune en accés libre à l'evenement, non n'en avons vu aucun.

Le sens: l'atelier était intégré au pôle citoyenneté, à coté des ONG, du volontariat et en face d'un café citoyen organisant par exemple un discussion autour de l'auto entrepreneuriat sous aucun recul critique sur ce dispositif douteux, à mes yeux. Bien souvent les interventions des associations d'éducation populairedans les manifestations de ce type sont regroupés sous l'appelation "citoyenne" ou "citoyen". Ce qui ne veut rien dire, si ce n'est qu'il nous apparait comme le contraire de marchand. La bonne volonté et l'instruction morale n'a pourtant pas rand chose à voir avec l'éducation aux médias. En définitive, notre atelier n'avait pas d'autre sens que de figurer sur les plaquettes de présentation de RAM DAM et les comptes rendus médiatiques.

La démarche cependant était très intéressante. La constitution d'un blog en direct et en mettant les outils de production audiovisuelle en accès libre nous a permis d'aborder des questions techniques mais aussi éthiques (droit à l'image...) de manière varié et individualisé.



L'image mouvement - l'image temps


Je ne me risquerais pas ici à tenter un compte rendu ou même un commentaire sur cette œuvre que certains considèrent comme majeure de Gilles Deleuze sur le cinéma. Non, juste une remarque dans le cadre de ma démarche d'éducation aux médias qui reste le fil conducteur de ma formation audiovisuelle.

Si le cinéma et plus largement l'audiovisuel, le monde des images et des sons est une œuvre, c'est à dire un construction humaine située à l'intersection entre inspiration et technique, quel part de philosophie des sciences doit être porté par l'éducation aux médias ? Et quel part de critique des médias, c'est à dire des structures et des acteurs de la production et de la diffusion audiovisuelle ? Si la production des images et des sons est fermement et nécessairement ancré dans la culture, comment prendre en compte les spécificités de celle ci dans l'accompagnement pédagogique des publics ?

Sinon pour un dialogue entre Deleuze et les cinéastes, c'est ici

Sur le cinéma 1 & 2 (Image mouvement & image temps) - les éditions de minuit - 1983 & 1985

Stage semaine 9 - du 29 mars au 4 avril

Retour à Paris pour deux jours de regroupement et de travaux du groupe EEJM (enfants écrans Jeunes et Médias).

Ce groupe réunit des militants et permanents de CEMEA de toute la France autour des questions d'éducation à l'image et d'éducation aux médias. Le groupe est animé par François Laboulais, chargé de mission aux CEMEA et accessoirement, mon référent de stage.

Nos travaux porte sur deux choses: Construire un dispositif d'accompagnement à internet et la mise en place d'une action de prévention internet dans l'Oise (ordi 60).

Le dispositif d'accompagnement à internet utilisera la mise en place d'une plateforme multimédia, type blog. Il vient s'ajouter aux différents dispositifs écrans dévéloppés par les CEMEA: Ecrans mômes (l'image vidéo) Apprendre le JT, En Jeu ciné (écran cinéma). Ce dispositif s'interesse donc aux écrans d'ordinateur. A l'issue de temps collectif de réflexion et de débat nous nous sommes répartis les tâches. La mienne consiste à faire des propositions concernant l'aspect légal de la publication sur internet (droit des oeuvres, droit à l'image...) et des manières dont ces question peuvent être soumise aux jeunes.

L'action de prévention internet ordi 60 se mène en partenariat avec la société tralalère. L'action se déroule sur une demi journée et s'articule entre temps collectifs et ateliers en petit groupe. J'ai construis et proposé une activité autour de la recherche sur internet. Celle ci vise à permettre d'identifier l'auteur et l'intention d'une publication sur internet en s'appuyant sur son adresse web. Cette démarche à été testée dans un collège. Les retours qui me sont fait m'amènent à modifier ma proposition pour permettre sa menée dans un temps très court.

Cinéphile du dimanche

Figurez vous (oui, vous) que cette année de licence m'aura rendu cinéphile. Incroyable.

Moi qui jusqu'alors ne considérait comme un art mineur le septième de ceux ci, je me prends d'une passion nouvelle pour l'illusion. Moi qui fuyais (cuistre que j'étais) les films français comme le colon effrayé fuit la mouche tsé tsé... Moi qui ne connaissais du noir et blanc que La Haine du cas Zovitch... Moi qui me figurais que l'expressionnisme s'encadrait seulement de bois et que le muet se résumait à Chaplin... Etc, Etc...

Le cinéma est un art tout neuf, à peine une centaine d'année. Du coup, on peut imaginer en connaitre les œuvres majeures, les voir toutes, devenir un érudit cinématographique, comme il y'en a plein les magazines spécialisés. C'est grisant, assez.

Mais le cinéma, c'est aussi du fric, de la distraction, de la propagande, et surtout un langage, des codes, dont la scrupuleuse observation donne naissance à des monuments grotesques, des sommets de mauvais gout, des perles merdeuses: les NANARDS.

Les bons vieux nanards... Un oeil non exercé les rejetteraient en entier comme des brouillons mercantiles bons pour les cimetières vidéo, mais moi (moi, moi, moi, moi, moi...) je pense qu 'ils définissent le cinéma en négatif, qu'ils le cernent. Par sa maladresse et sa lourdeur, le Nanard exhibe les ficelles et les contours du cinéma, il donne à voir ce qu'un réalisateur doué s'évertue à nous cacher. Le Nanard est pour moi (moi, moi, moi...) l'exercice obligé du cinéphile averti.

Et puis c'est drôle, très.

Saluons donc l'excellent et délicieux travail de la fine équipe de Nanarland, le site des mauvais films sympathiques.


Ruez vous (oui, vous) sur leurs extraits, leurs analyses, leurs théories du Nanard... C'est là que ce dessine ce que pourrait être une université populaire du cinéma. N'ayons pas peur des mots, et du ridicule, allons donc, et puis quoi encore...

vendredi 14 mai 2010

Stage semaine 8 - du 22 au 28 mars 2010

Re-retour à Paris pour les deux derniers jours de la session de formation "pratique audiovisuelle" avec les étudiants de l'université Paris XIII.

Cette semaine, le contenu de la formation porte sur l'image vidéo. Au programme, une séquence d'analyse filmique. Les étudiants ont pu aborder les bases du langage, les mouvements de caméra et la nomenclature des plans. Ensuite ils ont tourné sur 3 ateliers de production vidéo (tourné monté, pas de logiciel de montage). Enfin ils ont réalisé un story board détailé pour filmer une séquence vidéo. Le thème était la rencontre, le nombre de plan minimum était fixé à 10 et l'ensemble devait être muet. Programme chargé.

La session s'est close par un temps d'échanges et d'évaluation en présence de tous les étudiants.



Vouzaije Di ?

Vous ai-je dis que la Compagnie des ondes (espaces d'expériences sonores et radiophoniques) se glorifie d'avoir un nouveau site internet ?

Vous ai-je confié qu'il se trouve évidemment (bien) mieux que l'ancien ?

Oserai-je vous inciter d'un œil y jeter, Ô improbables internautes quasi-noyés dans les torrents numérisés ?

Et puis, vous ai-je soufflé que nous proposons des soirées décalés (évidemment, soirées conventionnelles, ça fait pas classe dans le business plan) pleines de sons bien calés ?

Courez, courez vous y saouler et rejoignez pour quelques heures la jet set des auditeurs !